LACROIX
Le 20/01/07 du 400 personnes pour la pose de la 1ere pierre de la
mosquée de Gennevilliers
Plus de 400 personnes ont assisté samedi après-midi
à la pose de la première pierre de la future mosquée
de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), a constaté une journaliste
de l'AFP.
Après la pose de la première pierre sous une pluie
battante, la foule rassemblant fidèles, élus et représentants
des différents cultes, s'est réfugiée dans
une salle toute proche pour assister à la signature du bail
du terrain, d'une durée de 99 ans, offert par la municipalité
pour un euro symbolique.
"Nous travaillons dessus depuis 10 ans, c'est un grand moment",
a déclaré à l'AFP Mohammed Benali, président
de l'association Annour en charge du projet.
La mosquée sera construite sur un terrain de 2100 m³
situé dans le quartier des Grésillons, quartier en
plein développement.
"Il est essentiel qu'un lieu de culte ne soit pas dans un
lieu caché, qu'il prenne sa place dans un quartier en évolution",
a expliqué le maire PCF de Gennevilliers, Jacques Bourgoin.
L'association Annour a déjà récolté
900.000 euros, selon son président, et espère atteindre
au plus vite les 1,3 millions nécessaires pour la première
tranche des travaux.
L'argent provient essentiellement de collectes auprès des
Gennevillois et des mosquées de la région parisienne.
Un accord passé entre l'association Annour et la municipalité
interdit les dons provenant de l'étranger.
La nouvelle mosquée pourra accueillir les 1.500 fidèles
qui pour l'instant se réunissent dans les sept salles de
prière que compte la ville.
|
| SaphirNews:
Gennevilliers se dote d'une nouvelle mosquée
Le projet est signé,
les accords sont pris, les travaux de la grande mosquée
de Gennevilliers débuteront le 20 janvier 2007. A cette
occasion une cérémonie se déroulera durant
laquelle les membres de l'association Ennour, à l'origine
de cette initiative, déposeront la première pierre.
L'association Ennour regroupe huit associations
réunies dans un projet ambitieux : la construction
d'une mosquée de plus de 4 000 m² en plein cœur
de Gennevilliers, rue paul Vaillant Couturier. Deux salles
de prières seront prévues pour une capacité
d'accueil de 2 000 fidèles, hommes et femmes. D'autre
part, un projet culturel est aussi mené afin de développer
des possibilités d'apprentissage des langues, de soutien
scolaire et de cours d'alphabétisation. Cette mosquée
comprendra une salle de conférence, une bibliothèque
et un parking en sous-sol.
Gennevilliers, ville des Hauts de Seine, située dans
la banlieue parisienne, compte 42 000 habitants, dont une
grande partie est de confession musulmane. « Le
nombre approximatif de citoyens musulmans tourne autour de
15 à 17 000 personnes à Gennevilliers. »
avance Nouredinne Mahloul, membre du bureau de l'association
Ennour.
Bricolages
« Au début la mosquée
du port de Gennevilliers était notre point de chute.
Cette mosquée existe toujours. » Explique
M. Mahloul. En effet, ce petit lieu de culte est situé
dans une cité de transit du port de Gennevilliers,
zone industrielle de la ville. Mais sa petite taille ne lui
permet pas d'accueillir le grand nombre de fidèles
notamment lors de la prière du vendredi ni pour la
fête de l'aïd, qui rassemble 4 à 5 000 fidèles
par an. « Nous avons senti un besoin au niveau des
musulmans. » explique Mohammed Benali, président
de l'association Ennour. « Ce besoin s'est exprimé
de différentes façons. Soit par la création
d'associations, soit par l'ouverture de salles de prières
dans les sous-sols ou les rez-de-chaussée des foyers
de travailleurs ou par l'achat de hangars d'entreprises abandonnés,
bricolés et transformés en salle de prières.
» Poursuit-il. D'autres lieux de cultes se sont
donc développés dans la ville, dans des appartements
de cités ou encore dans un ancien café où
l'électricité a été coupée
pour des raisons de sécurité. « Nous
voulions avoir un lieu de culte digne de ce nom qui pourrait
rassembler les musulmans. » insiste M. Mahloul.
Ce projet mûrit dans les esprits depuis plus de 10 ans
maintenant. « Nous avons débutés nos
démarches fin 1995 en envoyant des lettres à
la mairie de la ville. Dans un premier temps, nous nous sommes
trouvés face à un refus de la municipalité,
notamment sur le point du financement, car ce n'était
pas dans ses compétences. Cependant, les élus
nous on proposé de développer notre réflexion
sur ce projet. » Explique ainsi le président.
« La municipalité a aussi senti ce besoin
et notamment ce désordre au sein de la ville voyant
tous ces locaux transformés en salle de prières.
» Durant cinq à six ans, une période
de réflexion et de rencontres des élus et des
associations entre-elles, se met donc en place. L'association
Ennour a fini par modifier sa composition afin d'y intégrer
huit autres groupes autour de ce projet. « Toutes
les tendances, les origines sont ainsi représentées.
Nous voulions éviter de mettre en place plusieurs projets
comme par exemple une mosquée des Algériens
et une mosquée des Marocains. Nous avons voulu répondre
à un souci d'unification. » Insiste Mohammed
Benali.
« Les mentalités ont évolués
avec ce que j'appelle personnellement « l'effet de mode
des mosquées. » Au début les élus
ont été très réticents à
notre projet, ce qui explique le retard de nos démarches.
Mais ça a évolué sachant que Gennevilliers
est une ville ouvrière qui a une forte concentration
de travailleurs immigrés. D'autre part, une grande
partie des musulmans qui ont participé à la
deuxième guerre mondiale ont été accueillis
ici, notamment dans un foyer qu'on appelait le « foyer
musulman », qui a été détruit depuis,
mais cette histoire fait partie du patrimoine de cette ville.
Il ne faut pas l'oublier. » Insiste M. Mahloul,
membre du bureau. « Cette volonté d'intégrer
une mosquée dans le paysage de la ville est venue aussi
avec l'actualité nationale, les questions de laïcité,
de l'islam en France… » Poursuit-il.
Architecture et financement
Au début, les exigences de taille
du terrain étaient d'un minimum de 1 500 m² puis,
la mairie a finalement proposé aux musulmans de Gennevilliers
une place de 2 300 m², qu'ils ont accepté. C'est
en décembre 2002 que les membres de l'association Ennour
ont reçu l'accord de la municipalité pour le
permis de construire. L'une des négociations architecturales
s'est faite autour de la taille des minarets. Ces derniers
ne devront pas dépasser la tour de la Mairie de Gennevilliers
; la hauteur sera donc de 15 m maximum. Pour l'architecture,
l'association Ennour a lancé un appel d'offre pour
un concours d'architectes. Cinq professionnels ont participé,
et le conseil d'administration a choisi le projet d'un architecte
d'origine égyptienne, M. Ramzy Malloui. Le projet est
beau et mélange harmonieusement les styles oriental
et occidental.
La construction devrait se faire en deux temps. La première
part sera la portion cultuelle, rassemblant une partie du
parking, une salle de prière pour les hommes et une
pour les femmes. « Nous avons rencontré des
difficultés avec la ville car ils ne voulaient pas
que nous débutions le projet sans avoir la totalité
des financements. » explique Mohammed Benali. Le
coût de la première tranche s'élève
à environ 3 400 000 euros. Or aujourd'hui, l'association
Ennour dispose de 380 000 euros de fonds propre, récoltés
auprès des musulmans.
« Plus de 90% des donateurs sont des gennevillois.
» Les fonds proviennent tous de dons de musulmans.
Les récoltes se sont faites par différents moyens.
Soit directement dans les mosquées de France auprès
des fidèles, dans les foyers, par le biais de boites
déposées chez les commerçants des Hauts
de Seine… « Nous avons lancé une campagne
originale. Toute personne qui donne 1 000 euros acquiert une
« part ». Nous leur fournissons un certificat,
ou il est précisé que ce donneur a participé
à la construction d'une place de la mosquée.
» 70 personnes se sont manifestés suite
à cette petite campagne de communication. Pendant le
mois de Ramadan, cette campagne nous a rapporté 180
000 euros.
15 représentants aux élections
du CRCM
L'association Ennour tient
à rester indépendante. « Nous ne faisons
partie d'aucune fédération», insiste le
Président de l'association. Cependant, certaine d'entre-elles
ont aidé simplement en permettant de récolter
l'argent auprès des fidèles qui fréquentent
leur mosquée. L'Union des organisations islamiques
en France (UOIF) a ainsi permis de rapporter 8 500 euros,
par l'ouverture des récoltes dans son centre de la
Courneuve. N'oublions pas que la construction d'une mosquée
de cette taille bouleversera l'équilibre des votes
pour le Conseil Régionale du Culte Musulman (CRCM).
Avec une surface de 4 000 m², la grande mosquée
de Gennevilliers représentera 15 représentants,
donc électeurs potentiels.
Le choix de l'imam sera méticuleux. Même si la
question n'est pas d'actualité, les membres de l'association
exigeront du responsable religieux qu'il soit parfaitement
bilingue. Pour être sélectionné, il devra
obtenir l'approbation des trois quarts du conseil d'administration
de l'association Ennour. Une période d'essai lui sera,
de plus, imposée.
Selon les prévisions, la première tranche de
construction de la grande mosquée de Gennevilliers
devrait s'achever avant l'été 2008.
|
Le
Parisien: Déjà 525 000 € collectés pour
la construction de la future mosquée
L’association Ennour a déjà
collecté 525 000 € pour la construction de la future
mosquée de Gennevilliers. Si cette somme reste très
éloignée du coût total de l’équipement,
elle devrait pourtant s’avérer suffisante pour lancer
le chantier. Le projet, estimé à 3,7 millions d’euros,
a en effet été divisé en deux tranche : une
partie cultuelle de plus de 1,5 millions d’euros, et ne partie
culturelle de plus de 2 millions.
Le permis de construire déposé
le 10 janvier 2006 au service de l’urbanisme de la marie de
Gennevilliers concerne la partie cultuelle (essentiellement les
salles de prière). Pour démarrer cette première
tranche de travaux, l’association Ennour a besoin d’un
tiers du 1,5 millions d’euros, somme dont elle dispose d’ores
et déjà. Si toutes les étapes techniques, comme
l’obtention du permis de construire, sont franchies rapidement,
le chantier pourrait donc démarrer avant la fin de l’année
2006. |
Le
Parisien: Mosquée de Gennevilliers : c'est signé
LA JOIE se lisait sur les
visages des fidèles musulmans de Gennevilliers qui s'étaient
donné rendez-vous samedi après-midi sur le terrain
où sera construite la future mosquée, à l'occasion
de la signature du bail entre la ville et l'association Ennour,
qui porte le projet. Un bail emphytéotique - de 99 ans -
pour 1 €, un coup de pouce de la mairie pour qu'enfin les musulmans
de la ville aient un endroit digne pour pratiquer. Une grande tente
blanche avait été dressée pour la cérémonie
et le repas qui suivait, mais auparavant les fidèles ont
pu pour la première fois prier sur le lieu où sera
érigée leur mosquée.
« On est très contents, confie Mourad, un habitant
du quartier des Grésillons, où s'implantera le lieu
de culte. Le projet est très beau, on peut être fiers.
» Mais si la signature du bail est une réelle avancée,
il leur reste à réunir les fonds. Tout l'après-midi,
les appels aux dons se sont multipliés car l'action de la
mairie s'arrête là. Ce sera aux fidèles de financer
le projet d'un montant total de 3 millions d'euros. Avec 1,5 million
d'euros, le gros oeuvre pourra débuter. Ils ont déjà
environ 450 000 €, dont un don de 90 000 € porté
en exemple auprès de tous pour inciter à donner.
Le parisien 17 octobre 2005-10-17
LE TÉMOIN DU JOUR
« Balayer les discours des fanatiques »
«C'EST UNE très bonne démarche, estime Saïd
Ghili, jeune fidèle de Gennevilliers, cela va permettre que
les non-musulmans arrêtent de croire qu'on est tous des terroristes
et, à l'inverse, de prouver aux musulmans que la société
française laïque et républicaine ne veut pas
les désintégrer sous couvert de les intégrer.
» Selon lui, la jeune génération « sait
que la République leur appartient », mais les plus
anciens « s'en méfient ». Dernier d'une famille
de huit enfants, il le voit avec ses frères et soeurs.
« Cette génération a essayé de se fondre
dans la masse, prenant des prénoms français et ayant
presque honte de leurs origines, confie-t-il, mais quand t'as une
tête d'Arabe, les racistes restent racistes ! » Pour
Saïd, les jeunes aujourd'hui « retrouvent leurs racines
en allant à la mosquée, mais se considèrent
bien plus français que leurs aînés qui ont arrêté
pour tenter d'être des Français dits normaux ».
Il le croit profondément : « On peut être français
à 500 % et pratiquant à la fois et ce bus va nous
aider à le prouver en balayant les discours des fanatiques
des deux côtés qui veulent faire croire le contraire.
»
(LP/S.M.) |
|